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Cette photo représente une hermine qui est le symbole breton du courage et de la dignité. Elle apparaît notamment sur le drapeau breton mais aussi sur la mosaïque de l'entrée principale du château. D'après la légende, un jour d'hiver où la duchesse Anne de Bretagne se promenait à cheval, elle assista à la traque d'une hermine par des chasseurs. L'animal à la fourrure blanche se retrouva acculé à une mare boueuse, et l'hermine préféra faire face aux chasseurs et à la mort, plutôt que de salir et de souiller son noble pelage blanc. La duchesse obtint alors la grâce de l'hermine et ainsi naquit l'emblême et la devise de la Bretagne
" kentoc'h mervel evet bezañ saotret " (Plutôt la mort que la souillure)
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Ecouter les échos de l'histoire
Les origines du château du Grand Val remontent à la fin du Moyen-Âge. Le premier propriétaire connu fut G. du Val en 1429. Le domaine à changer de propriétaire de nombreuses fois au cours des âges pour finir dans les mains du Comte Jean Pinot du Petit-Bois. Le château resta dans sa famille jusque dans les années 1900.
Au cours des siècles, le Grand Val a traversé des périodes de paix et de prospérité, tous les habitants des environs venaient chercher de l'eau aux fontaines, amenaient le grain au moulin, pêchaient dans les étangs, Grand Val était un lieu de vie pour tous les environs. Il y eut également des périodes de guerre, la révolution, l'occupation allemande. Pendant la seconde guerre mondiale, les nazis ont investi le château. Du fait de sa situation élevée, le domaine offrait une possibilité de surveillance idéale sur toute la région, ce qui a malheureusement provoqué l'abattage de nombreux arbres séculaires afin de dégager le plus de visibilité. Le plancher d'époque de la chapelle fut utilisé pour fabriquer des lits superposés pour les soldats allemands. Les officiers logeaient dans le château après avoir évincé les propriétaires et déménagé tout le mobilier.
Un peu d'Histoire
Le Grand Val est un simple manoir sans juridiction. Après avoir été la propriété d’une famille qui en portait le nom, il passe dans bon nombre de mains avant d’échoir à la fin du XVIIIe aux Pinot du Petit-bois qui le conservent jusqu’au début du XXe siècle. En 1714 il appartient à Antoine Morin sieur du Planty, en 1760 à Catherine Morin, femme de François Marc de la Chesnardière, avocat au Parlement, référendaire à la chancellerie et commissaire des Etats en 1766 . Il achète en 1768 la terre voisine de Vauluisant . Leur fille apporte ces terres à son mari Jean Pinot du Petit-bois, qui rend aveu pour le Vauluisant en 1775 .
Le Grand Val est situé dans une position particulièrement remarquable. Il ferme l’extrémité sud d’un vallon abrité et au nord domine le pays de Combourg. Le château est formé de deux constructions bien différenciées. La plus ancienne orientée au sud présente l’aspect d’un
Il appartenait en 1429 à G. Du Val en 1461 à Alain du Val, en 1547 à Jean-Hay, en 1581 à Gilles Croc qui le vend à Olivier Broust. En 1607 il est à René de Champaigné, (Chanoine GUILLOTIN DE CORSON, « Combourg « , B.M.S.A.I.V.,, t XXVIII, 1899, p.104)
P.POTIER de COURCY, Nobiliaire...,t. II, p. 230.
ouvrage de la fin du XVIIIe siècle très simple à sept travées couvert d’un toit à croupe. A la fin du XIXe siècle ce corps de bâtiment fut doublé vers le nord par un sorte de second château formé de deux pavillons reliés par un petit corps central en retrait et flanqué à l’ouest d’une tourelle. La partie de la fin du XVIIIe siècle, attribuable vraisemblablement au premier Pinot du Petit-bois ou à son beau père, Francois Marc de la Chesnardière, renferme les bases d’une construction plus ancienne formée par la partie ouest du bâtiment, correspondant aux quatre premières travées. Une imposante cheminée de la fin du XVIe siècle ou du début du siècle suivant et une base de refend en pierre de taille semblent être les derniers vestiges d’une vaste salle de ce manoir primitif. Le doublement de l’édifice vers le nord est dû à Charles Agaton Pinot du Petit-bois et à sa femme Sophie Patard de la Vieuville, mariés en 1855, comme l’indiquent leurs armes d’alliance figurant sur le fronton et sur trumeau de cheminée. La nouvelle construction renferme les pièces de réception et un vestibule avec un nouvel escalier, le tout profitant largement de la vue.
L’intérieur de la partie XVIIIe conserve quelques boiseries simples de la fin du XVIIIe siècle. Quelques toiles peintes dont l’intérêt majeur est d’avoir été réalisé par un membre de la famille Pinot du Petit-bois ornent certains trumeaux de cheminée.
Une chapelle située au sud fût selon Guillotin de Corson, élevée par Antoine Morin en 1714 et dédiée à Saint Antoine . Elle présente des éléments antérieurs à cette date mais pourrait bien avoir été reconstruite parallèlement au château XVIIIe. A l’est du vallon s’élèvent des communs dont les portes sont surmontées de têtes de chiens illustrant sans doute leur vocation primitive. Leur architecture diffère de celle du château XIXe mais pourrait lui être contemporain. Le potager clos de mur, placé derrière le chenil conserve les vestiges d’une serre de facture soignée, où figure le monogramme VP . On observe encore un petit pavillon quadrangulaire couronné d’un clocheton en bordure de bois à l’est.
Lors de l’extension du château un parc paysagé est dessiné tirant partie du vallon et de ses vieux arbres mais surtout du vaste terrain escarpé situé au nord ou fût dessinée une nouvelle avenue sinueuse aboutissant face au nouvel édifice.
C. Amiot
L'Architecte des Bâtiments de France
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